Comme chaque année, Electronic Arts propose un nouvel opus de FIFA avec son lot de nouveautés niveau gameplay et contenu dont un nouveau mode de jeu. Pour cette nouvelle itération disponible officiellement aujourd’hui, les développeurs du titre ont vu les choses en grand et proposent Volta en plus de tous les modes que l’on retrouve habituellement dans la franchise. Ceux d’entre vous qui attendaient avec impatience le grand retour de FIFA Street devraient être comblés puisqu’il s’en inspire. Pour information, ce test de Fifa 20 a été réalisé sur une Xbox One X.
Le mode Volta : la grosse nouveauté de cet opus
Comme je le dis dans l’introduction de ce test, les développeurs de Fifa 20 ont eu l’idée pour ce nouveau volet de la franchise d’intégrer le mode Volta qui n’est ni plus ni moins qu’un jeu à part entière qui vous propose une plongée dans le monde du foot de rue. Il remplace en quelques sortes The Journey qui a disparu et il est tellement complet qu’Electronic Arts aurait pu le vendre séparément en tant qu’un nouveau FIFA Street. C’est encore un mode de jeu supplémentaire sur lequel vous allez pouvoir passer des centaines d’heures. Mode histoire, match rapide, jeu en ligne il y a de quoi faire.
Une fois que vous avez configuré et personnalisé votre personnage de A à Z en choisissant son sexe et sa morphologie, vous faites alors partie d’une équipe qui est tombée en lambeaux et que vous devez reconstruire en partant de rien. Pour cela, vous parcourez le monde, affrontez les meilleurs joueurs de la discipline et faites plein de nouvelles connaissances sur plus d’une quinzaine de playgrounds d’Amsterdam à Rio en Passant par les toits de Tokyo. À la fin de chaque match, si vous gagnez, vous aurez la possibilité de recruter l’un des joueurs de l’équipe adverse pour grossir vos rangs. Tout au long de cette reconstruction, vous engrangez tout un tas de points Volta qui vous servent à acheter un sacré paquet d’items pour personnaliser les membres de votre équipe, un peu à la manière d’un NBA Live. La boutique Volta propose des fringues, chaussures, coupes de cheveux et accessoires de marque (ou non). Mais certains items ne sont disponibles que durant une période limitée dans le temps donc il faut enchaîner les matchs et les objectifs pour les débloquer sous peine de les voir disparaître jusqu’à leur prochaine mise en ligne éventuelle.
Mais le plus important dans tout ça c’est de faire évoluer votre joueur en faisant des matchs sans faute. Passes parfaites ou décisives, contres, buts, il faut tout faire pour avoir la meilleure note possible et éviter les fautes, les tacles et interceptions ratés ou les tirs non cadrés. Plus votre évaluation finale est bonne, plus vous gagnez de l’expérience et faites monter vos statistiques générales. Vous gagnez aussi des points techniques à chaque passage de niveau qu’il faut placer dans un arbre des compétences à remplir et qui débloque de nouvelles aptitudes, gestes, etc… A vous de déterminer quel chemin emprunter pour êtr ele plus performant sur le playground.Mais si jamais les combinaisons choisies ne vous conviennent pas, il est possible de réinitialiser l’arborescence technique pour repartir à zéro sans perdre le moindre point.
L’autre chose très intéressante dans ce mode Volta, c’est que le gameplay n’est évidemment pas le même que dans le reste du jeu même s’il a les mêmes bases. Avec 3, 4 ou 5 joueurs par équipes, avec ou sans gardien, des aires de jeu de la taille d’un terrain de handball ou bien de plus petites avec des buts qui le sont aussi, règles différentes selon les playgrounds, les possibilités sont nombreuses. Certains terrains vous proposent même de jouer avec les murs ce qui demande un petit temps d’adaptation pour s’y faire mais ils peuvent servir à faire des passes, dribbler votre adversaire et même marquer des buts (avec beaucoup de chance). Mais ce n’est pas tout ! Sur les plus petits playgrounds (ceux avec les buts minuscules) il faut sélectionner manuellement la direction dans laquelle vous tirez donc croyez moi que vous allez souvent frapper le mur tout autour du but ! Il faut aussi signaler que jouer sans gardien demande aussi un temps d’adaptation surtout lorsque vous contrôlez toute l’équipe. On a souvent tendance a laisser les buts vide lorsqu’on défend et l’IA en profite facilement. Volta est aussi l’occasion de faire bien plus de gestes techniques que lors d’un match normal et les sortir est bien plus simple dans ce mode histoire que les matchs soient plus spectaculaires.
Bref, il est quasiment certain que Fifa Ultimate Team sera une fois de plus le mode le plus joué mais je pense que Volta ne sera pas en reste et qu’il devrait plaire à beaucoup de joueurs et même en attirer de nouveaux. La seule petite reproche que je peux faire à ce mode mais alors vraiment une toute petite, c’est l’absence d’une caméra libre ou proche lors des replays ce qui est fort dommage lorsque l’on veut revoir certains buts ou gestes techniques.
Les autres modes de jeu toujours rendez-vous
Bien évidemment en plus du mode Volta, le jeu dispose de tout ce que l’on connaît dans la saga depuis plusieurs années maintenant. Il vous est toujours possible de faire des matchs rapides, de vous lancer dans une nouvelle carrière, de participer à la Champions League, faire du 11 contre 11 en ligne ou tout un tas d’autres compétitions disponibles (ou que vous pouvez créer). Mais une fois de plus, le plus intéressant dans tout ça reste pour moi le mode FIFA Ultimate Team dans lequel il vous est possible de créer votre équipe de rêve et participer à des centaines de matchs que ce soit en solo ou en multijoueur.
Dans ce mode, vous commencez par sélectionner un pack de départ selon le pays de préférence ce qui vous donne accès à une sélection de joueurs qui vont constituer votre équipe. Inutile de vous dire que votre 11 de départ n’est pas rutilant et que les débuts sont difficiles surtout si vous vous mettez en tête d’affronter les équipes des autres joueurs avec un niveau de difficulté élevé. Mais après avoir fait quelques matchs ou en remplissant des objectifs donnés, vous gagnez des points Ultimate Team qui vont vous permettre d’acheter des packs plus ou moins chers qui vont vous donner accès à des joueurs plus ou moins rares. Une fois que votre team est à peu près potable il faut la faire évoluer mais aussi gérer la santé et les contrats de vos joueurs. Mais vous passez la plus grande partie de votre temps à enchaîner les matchs afin de vous faire un max de crédits pour acheter des packs. Ce qui est appréciable c’est qu’il y a de la variété dans les matchs avec un nombre de possibilités impressionnant. Vous pouvez participer aux clashs d’équipes où vous affrontez les compositions des autres joueurs dirigées par l’IA, jouer en ligne ou encore lancer des matchs amicaux en local ou online avec des règles spéciales. Ballon mystère qui donne des avantages différents à chaque fois qu’il sort du terrain, matchs où seuls les buts marqués de la tête ou sur reprise de volées comptent ou tout simplement un match sans règles, il y a de quoi faire pour pimenter vos parties. C’est le mode le plus chronophage du jeu une fois de plus en ce qui me concerne.
Un gameplay une fois de plus perfectionné
Comme à chaque nouveau volet de la franchise, les développeurs améliorent et proposent quelques modifications au niveau du gameplay qui permettent de renforcer le réalisme. La conduite de balle et encore plus réaliste et plus précise et je trouve en ce qui me concerne qu’on perd bien moins facilement le ballon que dans Pro Evolution Soccer lors des contacts. Le système de coup franc a aussi été revu et corrigé et nécessite d’aller faire un tour dans les tutos pour pouvoir être assimilé. Après un peu de pratique il est possible de mettre la balle exactement où vous le souhaitez en choisissant sa direction, l’effet avec le joystick droit et la force que vous allez mettre dans votre frappe. Si vous vous débrouillez bien, a vous les lucarnes ! D’ailleurs le système de penaltys a lui aussi subit quelques changements du même genre. Les chocs entre joueur sont toujours aussi bien faits même si comme d’habitude ils donnent lieu de bonnes crises de rire lorsque ça bug ce qui est tout de même de plus en plus rare. L’intelligence artificielle a aussi été revue à la hausse. Je m’en suis aperçu très vite lors de mon premier match Ultimate Team avec mon équipe de bras cassés quand je me suis pris un 5 à 0 en difficulté professionnelle. Elle jouait tellement vite que je ne touchais aucun ballon et que je n’ai eu qu’une seule tentative de frappe. Le niveau de mon équipe y était aussi pour quelque chose mais j’ai trouvé l’IA très performante dans son jeu.
Des graphismes qui ne peuvent plus évoluer
Comme les trois derniers épisodes de la série, FIFA 20 utilise le moteur Frostbite d’Electronic Arts. Je pense que EA Sports a atteint les limites des capacités des consoles de cette génération en ce qui concerne les graphismes. Loin d’être une critique, le visuel du jeu est vraiment impeccable et je ne pense pas que l’on puisse avoir mieux de ce côté avant d’avoir les prochaines Playstation et Xbox. La modélisation des joueurs est impeccable ainsi que leur animations même si comme d’habitude un Neymar sera bien mieux reproduit niveau visuel et gestuelle qu’un joueur du championnat chinois ce qui est « normal ». Le plus important dans tout ça est que le framerate ne bouge pas d’un poil ce qui compte beaucoup pour moi dans un jeu de foot.