Alors que le jeu est disponible depuis quelques semaines en exclusivité sur Playstation 4, je vous propose aujourd’hui de découvrir mon test de DriveClub. Initialement prévu à la sortie de la dernière console de Sony, le jeu a finalement eu un an de retard et on peut dire que son lancement a été plus que catastrophique avec des serveurs online à la ramasse pendant plusieurs semaines.
Maintenant que tout est à peu près réglé, les premiers DLC ont commencé à voir le jour rajoutant de nouvelles voitures, des trophées mais aussi des circuits. Voici mon avis pour ce premier jeu de course exclusif à la Playstation 4 qui a dû faire face à une rude concurrence avec la sortie de Forza Horizon 2 et The Crew.
Créez votre propre Club
Contrairement à un Gran Turismo ou un Forza, votre évolution dans le jeu ne se fera pas par rapport à l’argent que vous gagnez afin d’acheter des voitures plus puissantes. Dans DriveClub, tout est une question de niveaux que vous passez en gagnant de l’expérience. Pour commencer, vous devez choisir un des nombreux packs disponibles qui comportent plusieurs courses. Chaque course ou série de courses a des objectifs différents à remplir présentés sous forme d’étoiles comme finir dans le top 3, battre des challenges ou finir un tour en un certain temps. Ces étoiles sont importantes puisque pour débloquer les séries suivantes avec un niveau de difficulté plus élevée, il vous en faut un certain nombre.
Lors de chaque course, quel que soit le mode de jeu, vous devrez accomplir des challenges. Enfin vous n’êtes obligé de les faire mais si vous voulez avancer plus vite, vous devrez faire un maximum de points dans certaines zones du circuit alors que vous vous battez pour la première place. Avoir une vitesse moyenne élevée, suivre une ligne au sol en étant le plus précis possible, drifter, tout cela vous rapportera des points d’XP. Vous pourrez en gagner quelques-uns de plus en doublant vos adversaires, en prenant leur aspiration ou en roulant propre sans rien toucher. Si vous sortez de piste, touchez le décor ou percuter vos adversaires, des points vous sont retirés. Pour finir, d’autres points d’XP vous sont attribué en fin de course selon votre position finale. Tout cela est additionné et augmente votre niveau de pilote mais aussi votre niveau de club si vous en avez un. Plus vous montrez ces deux niveaux, plus vous débloquerez des voitures performantes sachant que certaines ne sont accessibles seulement si vous faite partie d’un club. Vous gagnerez aussi de nouvelles couleurs et décorations pour vos voitures et ce sont les seules modifications possibles dans le jeu ! Ne vous attendez pas à booster votre moteur, la tenue de route ou l’esthétique puisqu’à part modifier la couleur de votre véhicule rien d’autre n’est possible malheureusement.
[widgetkit id=1400]
Pour en revenir au Club, celui-ci est géré par une personne qui décide qui peut le rejoindre ou alors le laisser ouvert à tout le monde. Petite précision : On parle ici de petits clubs puisqu’il est limité à six membres seulement… Comme je viens de le dire, faire partie d’un club vous permet d’accéder à certaines voitures et de porter les couleurs de celui-ci. Malheureusement, à part ça, cela n’apporte rien d’autre à part arborer fièrement votre logo de crew lors des parties en ligne.
En parlant de parties en ligne, après plusieurs semaines de maintenance des serveurs depuis le lancement du titre l’année dernière, les modes de jeu sont enfin stables à 80-90%. Parmi les modes on retrouve les courses standards ou en équipe et au moment où j’écris ce test, Evolution Studio vient tout juste de rajouter les contre la montre. Le seul problème est que malheureusement il est impossible de créer sa propre room pour jouer avec ses amis en définissant ses propres paramètres. Pour jouer en ligne vous avez la possibilité de créer un groupe d’amis mais ensuite c’est le jeu qui décide. Certes vous pouvez choisir la première room dans laquelle vous jouez mais ensuite le jeu lance tout seul la session suivante, en choisissant le circuit ainsi que tous les paramètres le concernant.
Un gameplay accessible pour tout le monde
Comme je m’y attendais, DriveClub s’adresse à un public assez large avec un gameplay qui se situe entre la simulation et l’arcade (plus vers l’arcade). Il est sûr que si vous êtes un fan inconditionnel de Gran Turismo ou Forza, vous ne retrouverez pas les mêmes sensations de conduite. Mais ne vous attendez pas non plus à drifter à plus de 150km/h dans les virages comme dans un Burnout ou Need for Speed Rivals. Le jeu est assez permissif avec des contacts entre voitures qui n’influent en rien puisque les dégâts n’ont aucune incidence sur la conduire de la voiture. Lorsque vous êtes un peu large dans un virage et que vous sortez de l’asphalte, vous n’allez pas perdre systématiquement l’arrière de la voiture comme dans Gran Turismo 6 par exemple, mais quelques millièmes de secondes si vous éviter le tête à queue. Les conditions climatiques avec la pluie et la neige qui sont apparues dans le jeu après une mise à jour ne proposent pas une grosse différence de gameplay puisque les véhicules se comportent de la même manière que sur le sec. Mais pour moi le principal dans ce genre de jeu est que l’impression de vitesse soit bonne. Si je cherche du réalisme, je me tourne vers Gran Turismo ou Forza.
DriveClub vous sanctionne seulement si vous coupez les virages ou si vous vous la jouez bourrin à vouloir tout dégager sur votre passage avec une limitation de vitesse de quelques secondes. Mais après l’avis des joueurs qui trouvaient le système trop «abusé», les pénalités ont été revues à la baisse dans une des dernières mises à jour. Cela implique que faire une course propre en online tient du miracle ! Certains joueurs n’hésitent pas à s’aider largement des murs pour vous doubler dans les virages ou à se la jouer à la Destruction Derby.
Les cricuits japonais du jeu
Un petit mot tout de même sur l’intelligence artificielle du jeu qui est largement perfectible. Même si quelques fois elle donne du fil retordre, les onze opposants sont sur un rail et on n’a pas l’impression que le classement général bouge énormément en course. Contrairement à d’autres jeux déjà cités dans ce test, un adversaire prend rarement le risque de plonger dans un virage pour tenter de gagner quelques places et reste sur son rail de la meilleure trajectoire. Pour ce qui est des contacts avec l’I.A., autant vous dire que vous aurez autant de réaction que si vous vous prenez un mur. Même en forçant le passage il est difficile de les faire bouger de leur trajectoire.
Ça claque visuellement mais…
Lorsque j’avais testé le jeu au Paris Games Week de 2013, le jeu m’avait déjà séduit. Mais je trouve sa version finale encore plus jolie même si je pense que la Playstation 4 est encore capable de mieux. Pour moi le jeu a une des vues cockpit les plus belles qui existe surtout lorsque vous vous retrouvez sous la pluie avec l’eau qui ruisselle avec le mouvement de la voiture. Bon, celle-ci n’est pas parfaite non plus puisque comme dans pas mal de jeux à l’heure actuelle, les rétroviseurs de reflètent pas la totalité des environnements. Sinon le choix d’Evolution Studios de faire tourner le jeu en 1080p avec un framerate de 30 Fps est bon puisque le jeu ne souffre d’aucune baisse de framerate avec tout ce qu’il y a à l’écran même lorsqu’il pleut à torrents. Mais le jeu souffre malheureusement de clipping avec des éléments de décors qui pop à l’horizon ou des textures qui s’affinent lors que l’on s’en approche.
Niveaux circuits, le jeu propose une belle variété d’environnements avec des tracés à travers le monde au Canada, en Norvège, au Chili, en Inde et en Ecosse. Des destinations rarement vues dans un jeu de course. Petite surprise : Depuis une semaine le Japon a rejoint ces cinq autres pays afin de proposer de nouveaux décors et ce, gratuitement. Tout cela donne plusieurs circuits qu’il est possible de faire aussi bien à l’endroit qu’en reverse, avec des transitions jour/nuit et avec diverses conditions climatiques qui ont été rajoutés dans le jeu par le biais d’une mise à jour. Tous les tracés fourmillent de détails en tous genres et sont vivants avec les spectateurs massés au bord des pistes, ballons, oiseaux, papillons et autres déchets qui volent devant vous. Et il faut tout de même dire que les développeurs continuent d’améliorer ce visuel par le biais de nouvelles mises à jour du jeu. Par exemple, en plus du pack de nouveaux circuits situés au Japon mis en ligne dernièrement, Evolution Studios a rajouté quelques effets comme des arcs en ciel qui apparaissent ou encore un effet de chaleurs qui brouille légèrement l’écran. J’ai tout de même été étonné de voir par moments dans les présentations des environnements avant la course des arbres en 2D aussi plats qu’une feuille de papier mais heureusement ceux-ci ne sont pas visibles aux abords des circuits.
[widgetkit id=1401]
Pour les véhicules, je ne sais pas si c’est le fait que le jeu soit développé par des studios anglais mais sur les 70 bolides présents à ce jour dans le jeu, 68 sont d’origine européenne ! Les seules américaines présentes sont la Hennesey Venom GT la dernière Corvette C7 et chose extrêmement rarissime: Il n’y a pas la moindre voiture en provenance du Japon ou du reste de l’Asie. J’espère fortement qu’Evolution Studio va corriger le tir avec les DLC à venir mais c’est mal parti car le prochain propose 4 européennes et une américaine… Mis à part ça, la modélisation des voitures est remarquable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur comme vous pourrez le voir avec les images et la vidéo présentes dans ce test. Seule petite chose à reprocher : Les dégâts ne sont pas assez poussés au niveau des voitures puisque même un gros choc à plus de 200 km/h ne vous fera pas perdre une seule pièce de carrosserie. Elles sont juste légèrement cabossées ou rayées.
Evolution Studios s’en sort plutôt bien
16 |
Même si il a des défauts, DriveClub est loin d’être un mauvais titre. Alors que beaucoup de joueurs (et moi-même) attendions un nouveau opus de Motorstorm Next-Gen, la surprise a été de taille lorsque le premier trailer de DriveClub a été dévoilé il y a deux ans. Non seulement Evolution Studios a proposé une nouvelle licence à l’opposé de ses derniers titres et en plus ils piquent la vedette à Polyphony Digital qui avait pour habitude de faire saliver les joueurs avec des trailers dès les premières annonces de nouvelles consoles de Sony. Les studios s’en sortent plutôt bien pour un premier jeu de la sorte même si il est perfectible sur certains points comme le gameplay, l’intelligence artificielle et les modes de jeu en ligne. Niveau contenu, même si les voitures proposées sont variées, on déplore l’absence de voitures japonaises et la présente de suelement deux américaines. Les six environnements présents à ce jour sont variés avec plusieurs tracés jouables de jour comme de nuit et sous la pluie ou la neige. Pour moi le résultat final est bon dans son ensemble et n’a pas à rougir face à un Forza Horizon ou un The Crew. | |||
Les plus |
Les moins |
|||
• Graphismes propres • Cycle jour/nuit • Conditions climatiques (après une mise à jour) • Prise en main rapide • Une vue intérieure presque parfaite • Environnements variés • 1080p 30fps stable tout le temps • Le bon mode photo |
• Gameplay identique sur tous types de surfaces |