Multi-plateforme

Test 257 : Doom sur Playstation 4

Plus de vingt ans après la sortie du premier opus sur Pc et Mac et plusieurs suites disponibles sur un nombre de plateforme hallucinant, id Software nous propose depuis quelques jours non pas une suite de la saga mais un reboot de Doom (oui c’est la mode ces derniers temps). Le jeu a été annoncé il y a tout de même neuf ans et les premières phases de gameplay ont été dévoilées lors de l’E3 l’année dernière. 

id Software et Bethesda Softworks ont tout de suite montré un jeu à l’action très rapide avec un niveau de gore très élevé ce qui caractérise assez bien la franchise. En tout cas, voici mon avis sur la version Playstation 4 du jeu.

Entre Mars et l’enfer

Test 257 : Doom sur Playstation 4Vous vous réveillez alors que vous êtes enchainé en tenue d’Adam à une structure en pierre qui ressemble plus à un hôtel des sacrifices qu’à autre chose. A peine libéré de vos entraves, vous explosez la tête à mains nues d’un monstre qui s’approchait un peu trop de vous avant d’enchainer d’autres avec un pistolet qui se trouvait par terre. En moins d’une minute, le ton est donné : Doom se veut bien brutal et surtout très gore. Malheureusement, on se doutait qu’avec ce type de gameplay le scénario n’allait pas être très passionnant et on avait vu juste. Du début à la fin de jeu que ce soit sur Mars ou bien en enfer à la recherche d’Olivia Pierce, on avance sans se poser de question sur ce qui se passe en défouraillant tout ce qui se trouve à portée d’arme. Mais du coup pas trop de déception de ce côté-là puisque c’est une chose à laquelle je m’attendais et puis les modes multijoueur sont là pour attraper le tout. La seule chose intéressante est que le mode histoire dispose de plusieurs niveaux de difficulté allant de bleusaille faisable par n’importe quel joueur à Ultracauchemar où chaque mort se résume à tout recommencer à zéro. Au moins ça donne un peu plus d’intérêt à ce mode histoire.

Ça frag méchant avec un arsenal destructeur

Comme je viens de le dire, dans ce Doom il ne faut pas chercher midi à quatorze heure : Vous avancez, vous fragez. Et quand je dis que vous avancez, je veux plutôt dire qu’en fait vous êtes tout le temps en train de courir et que le jeu ne dispose pas de touche pour sprinter. En cas de niveau de vie très bas, inutile de vous planquer derrière un mur puisque primo : l’ennemi viendra vous chercher et deuxio : votre barre de vie ne se régénère pas automatiquement comme dans la plupart des FPS. Pour cela il vous faut trouver des packs de soin et il en est de même pour votre bouclier de protection. Afin de vous rendre un peu plus solide, il faut fouiller les décors un peu plus en profondeur afin de trouver pas mal de choses. Vous pouvez trouver des cellules argent qui vous permettent de doubler au final votre santé, votre armure et le nombre de munitions qu’il vous est possible de porter. Ensuite vous pouvez trouver des clés Praetor sur certains cadavres afin de renforcer votre armure et vous doter de nouvelles capacités. II vous est aussi possible de gagner runes en remportant des défis dans une autre dimension après avoir touché une tablette d’épreuve runique. Une fois équipées, ces runes débloquent aussi de nouvelles capacités et sont améliorables juste en les utilisant.

Test 257 : Doom sur Playstation 4C’est la même chose pour toutes les armes que vous allez ramasser tout au long de l’histoire. Si vous assurez en tuant un maximum d’ennemis ou si vous remplissez les défis donnés, votre note de combat augmentera et plus elle sera bonne, plus vous débloquerez des points d’amélioration d’arme. Ceux-ci permettent d’améliorer les modes de tirs alternatifs de vos armes après les avoir débloquer en trouvant les drones qui les proposent dans les environnements. Et question arme, vous avez de quoi faire. Il y en a peut-être que dix mais sachant qu’elles disposent quasiment toutes de ces deux tirs alternatifs, ça fait pas mal de diversité sous la main pour atomiser les divers monstres qui croisent votre chemin. Fusil à canon scié, mitrailleuse, fusil à plasma, lance-roquette ou encore fusil laser, votre arsenal ne fait pas dans la dentelle. Inutile de chercher un sniper pour touer les monstres discrètement puisqu’on se la joue barbare. Pour preuve les deux armes spéciales les plus dingues du jeu qu’il est possible d’utiliser rarement (à cause des munitions qui ne courent pas les rues) : la Tronçonneuse qui découpe les ennemis à la Gears of War ou encore l’énorme BFG 9000, l’arme la plus puissante du jeu capable de terrasser n’importe quel ennemi d’un seul coup. Mais pour faire encore plus dans la brutalité pure, vos mains et vos pieds peuvent aussi être des armes mortelles ! Lorsque vous tirez sur un ennemi et que sa santé devient faible, celui-ci est étourdi et il est alors possible de faire des Glory Kills tout simplement jouissifs : Vous explosez des têtes à mains nues, vous arrachez des cœurs, vous fracassez des cranes à coups de genoux, vous faites exploser des ennemis en l’air, bref vous devenez un psychopathe. Et si en plus vous tombez sur un artefact du Berserk qui permet de tuer les ennemis en un seul coup à main nues, vous risquez de repeindre les murs de rouge ! Les Glory Kills permettent aussi de récolter quelques points de santé donc autant en abuser.

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Même si le style du jeu fait que la plupart du temps l’évolution dans les niveaux se fait sans trop de problème en fonçant tout droit, les environnements de ce Doom sont assez grands il arrive tout de même de s’y perdre par moments. Heureusement que le jeu propose une map en 3D qu’il est possible de découvrir entièrement si vous trouver le terminal de téléchargement qui vous indiquera aussi les emplacements des objets cachés, les tablettes d’épreuve runique et tout un tas d’autres éléments. Mais la recherche ne vous prendra que 5% de votre temps de jeu et les 95% restants vous allez les passer à atomiser les ennemis mais après tout c’est ce que l’on attend d’un Doom non ? Si vous vouliez résoudre des puzzles pour ouvrir des portes, passez votre tour !

Ultra fluide et assez beau malgré quelques petits défauts

Test 257 : Doom sur Playstation 4Dès les premières démonstrations, on a pu voir que le titre d’id Software était très fluide et la version finale du jeu l’est tout autant. Même avec des dizaines de monstres à l’écran et des explosions partout, le framerate reste bloqué à 60 Fps sans la moindre baisse du début à la fin. En revanche les environnements manquent malheureusement de variété et on se retrouve qu’avec deux types de niveaux : Mars et l’enfer. Malgré ça, le level design reste propre dans l’ensemble et propose une bonne verticalité parfaite pour faire des Glory Kills aériens. De temps en temps on a le droit à quelques retards de texture mais rien de bien méchant. Le bestiaire aussi manque de variété et tout au long du jeu on retombe sur les mêmes monstres en général.

Côté son, les musiques vont parfaitement avec le jeu. Lorsque vous êtes en phase d’exploration vous avez juste les bruits ambiants mais dès que le moindre ennemi se pointe, l’ambiance change et vous vous retrouvez avec des musiques électro ou Hard Rock jusqu’à ce que le dernier adversaire soit réduit en bouillie.

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Un multijoueur basique mais avec un créateur de contenu

Comme pas mal de FPS ces dernières années, tout l’intérêt du jeu réside dans son mode multijoueur. Pour commencer, il faut savoir que votre avatar et vos armes sont entièrement personnalisables d’A à Z. Couleur, style, lumières, usure, il est possible de tout modifier de sorte à ce que vous soyez unique. Très peu d’éléments sont disponibles au début mais on en débloque pas mal en passant les niveaux. Pour les modes multijoueur, Doom ne se mouille pas trop et propose des modes en ligne que l’on voit dans tous les FPS avec les éternels matchs à mort par équipe, les captures de zones, le mode Moisson d’âmes qui est le mode Élimination confirmée de Call of Duty, bref, vous ne serez pas déboussolé. Il n’y a que le mode Freeze Tag qui change un peu puisqu’il se déroule sur cinq manches et a pour but de geler ses adversaires tout en évitant de l’être. L’équipe qui freeze tous les membres de l’autre gagne une manche.

Test 257 : Doom sur Playstation 4Mais ce Doom à une petite surprise avec le mode Snapmap qui est ce qu’il y a de mieux en multi. En gros il s’agit d’un éditeur de map ultra complet dans lequel il vous est possible de créer tout ce que vous voulez. Vous disposez de plusieurs modules plus ou moins grands à placer comme vous le souhaitez pour faire votre zone de jeu. Ensuite à vous de voir si vous voulez que votre création serve à des team death match, des survies, des défis, des tower défense ou tout ce qui vous passe par la tête. Une fois votre création finie, il est possible de la partager avec les joueurs du monde entier mais si vous ne voulez pas vous embêter, vous pouvez récupérer celles faites par les autres et les tester en multi. Comme pour des titres comme Trial Fusion ou Trackmania, tout n’est pas bon à prendre mais on peut tomber sur de bonnes choses tout de même en cherchant bien.

[review]

Les plus

 

Les moins

  • Gameplay rapide et nerveux
  • Gore
  • Très fluide
  • Assez beau
  • Les Glory Kills
  • L’artefact du Berserk
  • Les Niveaux du jeu old school
  • Variété du multijoueur
  • Le Snapmap
 
  • Solo un peu court
  • Histoire sans intérêt
  • Modes multijoueur de base basiques
  • Temps de chargement trop longs

 

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