Japon

Japon : Regardez le documentaire Citizen Kitano d’Yves Montmayeur

Si comme moi vous ne l’aviez jamais vu, sachez que la chaine Arte a mis en ligne sur Youtube le documentaire Citizen Kitano. Pendant un peu plus de 50 minutes, ce docu réalisé par Yves Montmayeur revient sur la vie de Takeshi Kitano, de son enfance dans les quartiers pauvres de Tokyo à ce qu’il est devenu. Réalisateur, acteur, humoriste, romancier, peintre et j’en passe, Beat Takeshi a de multiples casquettes que vous pourrez découvrir dans ce docu. Par contre, si vous souhaitez le voir ne tardez pas trop puisqu’il ne sera disponible sur Youtube que jusqu’au 30 Mai prochain (aussi disponible sur Arte.tv). Vous avez le temps mais ne tardez pas trop !

Citizen Kitano | Documentaire complet | ARTE Cinema

Si, en France, Takeshi Kitano apparaît comme un cinéaste brillant et multirécompensé, adepte d’une noirceur stylisée, on connaît moins son double comique, Beat Takeshi, célèbre au Japon pour son humour corrosif et ses tenues délirantes. Deux visages d’une même révolte, issue d’une enfance à la dure. Né dans un quartier pauvre de Tokyo dévasté par les bombardements américains, le jeune Takeshi souffre de privations. Dissipé à l’école, il prend des coups et riposte par l’insolence. « J’ai pris l’habitude à cette période de râler et de me rebeller contre toute forme d’autorité », raconte-t-il. Étudiant en sciences pour faire plaisir à sa mère, qui le rêve ingénieur, il se passionne pour Sartre et Debord, et rejoint les barricades du Mai 68 nippon. Sa fascination pour le théâtre l’attire dans le quartier d’Asakusa, royaume des cabarets et des acteurs de manzai, duo comique typiquement japonais dans lequel il débutera. Devenu une star de la télé, il obtient un rôle dramatique au cinéma dans Furyo (1983) face à David Bowie. Mais le public japonais, habitué à ses gags, s’esclaffe lorsqu’il le voit à l’écran. Kitano va alors se forger une crédibilité dans le registre tragique. Il multiplie les rôles de « méchant », passe derrière la caméra et s’invente un personnage de dur à cuire intègre et sanguinaire qui hante ses films, de Sonatine, mélodie mortelle à Outrage.  Porc-épic géant Acteur, réalisateur, romancier, agent provocateur cathodique, artiste à l’ingénuité assumée, dont les « gribouillages de gamin » ont été exposés à la Fondation Cartier, cet adepte des nuits courtes change de casquette comme de déguisement, se travestissant en porc-épic géant, savant fou ou geisha – voire en Donald Trump, lorsqu’il rencontre Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo, en se plaignant de sa taxe d’habitation « exorbitante » ! Une virée alerte dans le pan déjanté de la culture japonaise, sur les traces d’un artiste caméléon, qui a accordé au réalisateur un rare et passionnant entretien.

Source : Arte

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